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31 octobre 2019

Henri Morel : "Notre action doit apporter davantage de valeur ajoutée aux entreprises"

Notre action a porté ses fruits : les politiques sont convaincus du bienfondé d'une industrie forte pour assurer l'avenir économique du pays. Ce qu’ils attendent aujourd’hui des industriels, ce sont des propositions pour la renforcer.

À nouveau contexte, nouveau rôle. Après avoir oeuvré pour la valorisation de l'industrie en général, la FIM doit se recentrer sur ses entreprises adhérentes. Nous vivons une période de transformation avec des enjeux très importants. Aussi, je souhaite que notre action collective apporte davantage de valeur ajoutée aux entreprises pour développer leur activité et se renforcer dans le monde. Qu’elle contribue aussi à leur réflexion sur les enjeux de la digitalisation, son impact sur les marchés, l’apparition de nouveaux business modèles, la place de l’homme dans l’Industrie du Futur.

Les industries mécaniques ont besoin d’une fédération capable de collaborer avec tout son écosystème - notamment les centres techniques avec le Cetim en tête de file et l’Union de Normalisation de la Mécanique - afin d’obtenir pour elles un cadre économique, fiscal et juridique favorable.

Les régions foisonnent d'initiatives à tel point que les industriels ne savent plus vers qui se tourner. Nos actions ne sont plus suffisamment visibles et lisibles. C’est pourquoi la FIM va intensifier son implication en régions au travers des comités mécaniques afin de se rapprocher davantage de ses adhérents.

J’ai également pour objectif de rassembler les syndicats dans une véritable filière mécanicienne dans le cadre du Conseil National de l'Industrie. Nous pourrons ainsi proposer des solutions "clés en main" aux autres filières industrielles (agroalimentaire, automobile, aéronautique, etc).

À travers la FIM, les mécaniciens doivent désormais parler d'une seule voix dans les échanges avec les pouvoirs publics et les parlementaires. Cela suppose de s'être mis d’accord au préalable sur nos positions, pour que chacun joue la même partition, même si l'interprétation peut être différente. Cela suppose aussi de retrouver notre place dans différentes instances telles que l'UIMM, France Industrie et le Medef.

Pour atteindre tous ces objectifs, nous devons améliorer notre efficacité interne. Les collaborateurs de la FIM et de ses syndicats travaillent bien et beaucoup. Mais l'organisation en silos et le manque d'échanges créent des déperditions et des redondances. Il faut partager l’information et la rendre accessible à tous les adhérents quel que soit leur syndicat au travers d’une plateforme unique. Nous devons aussi changer notre mode de gouvernance. J'entends être un président chef d'orchestre, qui partage le pouvoir et les tâches, et qui redonne à toutes et à tous le goût du travail collectif.

 

Retrouvez le magazine MécaSphère d'octobre 2019 dans son intégralité

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