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26 août 2019

Normaliser pour sécuriser

MécaSphère

Garantir la sécurité des produits et rassurer les utilisateurs sur la fiabilité de la fabrication additive : deux enjeux de la normalisation.

« En lien avec l’AIF, l’UNM* a identifié quatre sujets stratégiques en matière de normalisation : la robotique collaborative, l’assemblage multi­matériaux, le numérique et la fabri­cation additive », rappelle Catherine Lubineau, directrice technique de l’UNM.

Les travaux se déroulent au niveau international, avec 24 pays partici­pants, ce qui garantit une uniformi­sation des textes. Ils portent sur les procédés, les termes et définitions, les chaînes de processus (matériels et logiciels), les procédures d’essai, les paramètres qualité, la sécurité et les accords clients fournisseurs.

Trois thèmes majeurs ont été déga­gés : le médical, pour lequel les normes existantes devraient suffire ; la sécurité où il s’agit notamment de sécuriser la manipulation des poudres ; et les équipements sous pression concernés par les exigences de la réglementation européenne en particulier en matière de sécurité.

Sur ce dernier point, un groupe fran­co-allemand s'est constitué, pour « réfléchir sur les pièces en fabri­cation additive qui entrent dans la composition d’un équipement sous pression et s’assurer de leur qua­lité alors qu’elles ne sont pas homo­gènes à l’origine. Spécification des poudres, conception, fabrication et contrôle des pièces, etc. », autant de sujets évoqués par Yannick Leblanc, direc­teur technique d’Endel Engie qui participe au groupe de travail.

La réflexion s’appuie sur un projet d’Air Liquide initié en 2016, qui vise, selon Olivier Dubet, ingénieur recherche chez Air Liquide, à « pro­duire en fabrication additive des pièces complexes pour des échangeurs ou échan­geur-réacteur que l’on ne peut pas réaliser avec une autre technologie. Nous cherchons également à développer une activité de pièces de rechange ». La normalisation permettra de s’assurer que l’équipement sous pression répond bien aux exigences de sécurité, notamment en intégrant la fabrication additive dans les codes de construction exis­tants sur lesquels les organismes de contrôle pourront s’appuyer. Elle servira aussi à rassurer les futurs utilisateurs sur la fiabilité de la tech­nologie.

*Alliance pour l'Industrie du Futur

Union de normalisation de la mécanique

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