Taxe américaine : l’alerte de la mécanique française
L’instauration d’une taxe de 10 % sur les produits entrant aux États-Unis, annoncée par Donald Trump après l’annulation partielle de ses précédents droits de douane par la Cour suprême, ouvre une nouvelle période d’incertitude pour les exportateurs européens.
Dans l’industrie mécanique, dont les États-Unis constituent le deuxième marché à l’export (5,4 milliards d’euros en 2024), la situation reste tendue. La plupart des équipements et machines sont déjà soumis à une taxation, à laquelle s’ajoutent des droits de 25 % à 50 % sur l’acier, l’aluminium et de nombreux produits dérivés.
« Cette décision a été très défavorable aux entreprises du secteur », souligne Benjamin Frugier, Directeur général de la FIM, cité par Libération. Il pointe également des divergences d’interprétation dans l’application des taxes par les douanes américaines. Selon lui, l’enchaînement des annonces récentes « ne change rien à cette situation » et entretient un climat d’instabilité préjudiciable à l’investissement, à la visibilité commerciale et à la compétitivité des industriels français.