Note de conjoncture des IM - Mars 2026

Le climat des affaires recule en février 2026 selon l’enquête de l’Insee. Cette baisse s’explique principalement par une dégradation dans l’industrie et les services. Elle est également liée à un léger repli dans le commerce de gros, tandis que le secteur du bâtiment reste globalement stable. La situation de trésorerie se dégrade légèrement pouvant entrainer un allongement possible des délais de paiement de leurs clients. Les difficultés d’approvisionnement, l’incertitude ne favorisent pas non plus l’environnement économique. Les variations positives prévues par le baromètre des industries mécaniques au premier trimestre de 2026 ont été revues légèrement à la baisse, tout en restant positives : +1,2 % 2026 au mois de janvier, + 0,5 % au mois de février, + 0,3 % au mois de mars et + 0,4 % au mois d’avril.
Selon les douanes françaises, les importations en produits mécaniques sont en baisses sur le marché intérieur (- 5,6 %). L’enquête mensuelle de conjoncture réalisée par la Fédération des Industries Mécaniques auprès des entreprises et professions mécaniciennes fait apparaître des évolutions différenciées suivant les débouchés. Le niveau d’activité s’est amélioré avec l’Industries lourde, dont la cimenterie, la sidérurgie, et mines et carrières ainsi qu’avec le secteur de l’approvisionnement en eau. A l’inverse, les commandes enregistrées ralentissent avec la construction électrique, électronique et informatique. C’est aussi le cas avec le secteur de la production de l’énergie, et des agroéquipements.
Pour les exportations, les ventes baissent en janvier 2026 par rapport à janvier 2025 (- 1,7 %). Cela s’explique principalement par une baisse des exportations vers les pays membres de l’Union européenne qui restent les principaux débouchés de la mécanique française. La diminution des exportations à destination de l’U.e. est de - 2,1 % pour janvier 2026. Cette baisse est surtout liée à l’Espagne (- 4,1 %), l’Italie (- 6,3 %), la Belgique (- 13,3 %) et la Pologne (- 12,8 %). Alors qu’une progression est enregistrée avec l’Allemagne (+ 1,3 %) et les Pays-Bas (+ 9,3 %). Par ailleurs, le recul des exportations vers les Etats-Unis et le Royaume-Uni se sont accentuées.
Equipements de production et équipements mécaniques
Les facturations liées aux équipements de production reculent légèrement de - 0,3 % sur l’ensemble de l’année 2025. Les baisses les plus marquées concernent la fabrication de machines destinées aux industries du papier et du carton (-11,3 %), aux industries textiles (-8,4 %), les machines-outils (-7,8 %), ainsi que les machines utilisées dans l’extraction et la construction (-9,8 %). La baisse des facturations dans l'ensemble du secteur des biens d'équipements mécaniques est due à la faiblesse des dépenses d'investissement productif des secteurs clients en France et à un faible taux d’utilisation des capacités de production (TUC).
Composants et sous-ensembles intégrés
Avec une croissance estimée à + 1,1 % en volume en 2025, l’activité de cette famille d’équipement continue de progresser. Les livraisons de générateurs de vapeur augmentent de 35,5 % pour l’année 2025. La progression des ventes est de + 1,8 % pour les pompes et compresseurs contre + 3,4 % pour les équipements hydrauliques et pneumatiques. Pour l’ensemble des composants, le solde d’opinions des chefs d’entreprises sur leurs carnets de commandes reste faible même si la situation s’améliore par rapport au mois précédent ; les commandes enregistrées sur le marché intérieur restent encore insuffisantes. La tendance devrait correspondre à une très légère croissance de l’activité au cours des prochains mois ; cette amélioration pourrait être estimée entre + 0% et + 2 % selon l’enquête faite auprès des entreprises et des professions de cette famille d’équipement.
Pièces mécaniques issues de la sous-traitance
Le chiffre d’affaires total réalisé par l’ensemble des entreprises recule de - 2,1 % en 2025. L’activité est toutefois en hausse dans le secteur de la forge, de l’estampage, du matriçage et de la métallurgie des poudres (+ 3,5 %), tandis que les facturations diminuent dans les autres branches. La faiblesse de la conjoncture dans le secteur automobile entrave la demande intérieure malgré la production soutenue du secteur de l'aéronautique.
Produits de grande consommation
La baisse du chiffre d’affaires est estimée à – 0,9 % en 2025. Les ventes sont en recul pour toutes les catégories de produits, à l’exception des autres articles ménagers. Cette situation est principalement due à la faiblesse de la consommation des ménages en France.
Pour l’ensemble des industries mécaniques, les facturations se sont stabilisées au cours de l’année 2025. Cette tendance est exactement en phase avec l’évolution des dépenses d’investissement productif de l’ensemble de l’économie française (- 0,1 %). Les dépenses d’investissement des secteurs clients en France devraient repartir légèrement à la hausse en 2026 et 2027, respectivement de + 1,1 % et + 1,5 %. Avec une prévision d’activité des industries mécaniques de + 1,6 % en 2026 – prévisions élaborées par la FIM - on peut cette fois-ci parler d’une convergence des perspectives.
Notons toutefois que l’incertitude économique, la concurrence chinoise accrue et les conflits à l’international, ainsi que la guerre commerciale et ses ricochets, sont des éléments qui sont loin d’être à ignorer car ils peuvent perturber l’activité économique dans les principaux pays clients de la mécanique française.
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Contact
Désiré RAHARIVOHITRA - draharivohitra@fimeca.org